CRÉER UNE HOLDING

STRUCTURER ET OPTIMISER VOTRE PATRIMOINE PROFESSIONNEL

VOTRE ENJEU

QUAND L’ENTREPRISE DEVIENT LE cœur DU PATRIMOINE

Dirigeant d’entreprise, vous avez construit votre société avec détermination et vision. Aujourd’hui, votre patrimoine professionnel représente souvent 70 à 90% de votre patrimoine global. Cette concentration patrimoniale, si elle témoigne de votre réussite entrepreneuriale, soulève des questions structurelles essentielles. Comment optimiser la détention de vos participations ? Comment préparer sereinement une transmission ou une cession ? Comment dissocier efficacement votre patrimoine professionnel de votre patrimoine privé tout en conservant le contrôle ?

La création d’une holding apparaît comme une réponse technique à ces enjeux, mais sa mise en œuvre nécessite une réflexion approfondie. Entre 35 et 60 ans, vous êtes à un moment charnière où les décisions de structuration prises aujourd’hui détermineront la pérennité et la transmission de votre patrimoine demain. Les schémas d’acquisition par effet de levier (LBO), de reprise par les cadres (MBO) ou de transmission familiale (FBO) nécessitent une architecture juridique adaptée. La holding devient alors l’outil central de votre stratégie patrimoniale.

Pourtant, créer une holding ne s’improvise pas. Le choix de la forme juridique – SAS, SARL, SA ou même SPFPL pour les professions libérales – peut avoir des conséquences désastreuses en l’absence d’anticipation. Les implications fiscales, sociales et juridiques varient considérablement selon la structure retenue et vos objectifs patrimoniaux. Une mauvaise structuration initiale peut compromettre l’optimisation fiscale recherchée, voire générer des surcoûts importants lors de la cession ou transmission de l’entreprise.

NOTRE DÉMARCHE

UNE VISION À 360° DE VOTRE ARCHITECTURE PATRIMONIALE

Notre expertise au service de votre stratégie de holding

Le cabinet Optimial accompagne les dirigeants dans la création et la structuration de leur holding depuis plus de quinze ans. Notre approche commence par une analyse exhaustive de votre situation patrimoniale actuelle et de vos objectifs à moyen et long terme. Nous évaluons la pertinence de créer une holding au regard de votre situation spécifique : nature de votre activité, perspectives de développement, projets d’acquisition, stratégie de rémunération et objectifs de transmission.

Notre méthodologie s’articule autour de quatre axes fondamentaux. D’abord, nous déterminons la forme juridique optimale de votre holding en fonction de vos contraintes et objectifs. Ensuite, nous modélisons les flux financiers entre la holding et les filiales pour optimiser la remontée de dividendes et la déductibilité des charges financières. Nous structurons également les pactes d’associés et les statuts pour sécuriser votre contrôle tout en préparant l’entrée éventuelle d’investisseurs ou la transmission progressive. Enfin, nous anticipons les impacts fiscaux de chaque décision, notamment en matière d’impôt sur les sociétés, de plus-values et de droits de succession.

L’approche patrimoniale globale : au-delà de la holding

La création d’une holding ne peut s’envisager isolément. Elle s’inscrit dans une stratégie patrimoniale globale où patrimoine professionnel et patrimoine privé interagissent constamment. C’est pourquoi Optimial adopte systématiquement une approche à 360° de votre situation.

La holding peut devenir le véhicule d’investissement privilégié pour détenir l’immobilier professionnel, permettant ainsi de dissocier l’immobilier de l’exploitation et de sécuriser ce patrimoine. Cette structuration facilite également la mise en place de stratégies de préparation de la retraite du dirigeant, notamment à travers des mécanismes de capitalisation au sein de la holding et l’optimisation de la rémunération entre salaire et dividendes.

La dimension transmission constitue un enjeu majeur de la structuration en holding. En anticipant les modalités de transmission de votre entreprise, nous construisons une architecture permettant de transmettre progressivement tout en conservant le contrôle, d’optimiser la fiscalité de la transmission et de préserver l’harmonie familiale. La holding devient l’instrument central de cette stratégie, permettant notamment la mise en place de donations-partages, de pactes Dutreil ou de family buy-out structurés.

LES BÉNÉFICES ATTENDUS

pourquoi faire appel à un conseiller en gestion de patrimoine spécialisé

L’accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine expert en structuration de holding vous apporte une sécurité juridique et fiscale indispensable. Notre expertise vous permet d’éviter les erreurs coûteuses dans le choix de la forme juridique et la structuration des flux financiers. Nous anticipons les évolutions législatives et adaptons votre structure aux changements de réglementation, garantissant ainsi la pérennité de votre montage.

L’optimisation fiscale constitue un levier majeur de création de valeur. Grâce à notre accompagnement, vous bénéficiez du régime mère-fille pour l’exonération des dividendes remontés, de l’intégration fiscale pour compenser les résultats entre sociétés du groupe et de la déductibilité optimale des intérêts d’emprunt en cas d’acquisition par LBO. Ces optimisations peuvent représenter plusieurs centaines de milliers d’euros d’économie sur la durée de détention.

La flexibilité stratégique offerte par une holding bien structurée transforme votre capacité d’action entrepreneuriale. Vous pouvez réaliser des acquisitions par effet de levier, faciliter l’entrée d’investisseurs sans diluer votre contrôle sur l’exploitation et organiser la cession partielle ou totale dans des conditions fiscales optimales. Cette agilité devient un avantage concurrentiel déterminant dans un environnement économique en mutation rapide.

CAS PRATIQUE

structuration d’une holding pour un dirigeant de PME

Situation initiale

Monsieur Dubois, 48 ans, dirigeant d’une société de services informatiques valorisée à 3 millions d’euros. Objectif : racheter un concurrent pour 1,5 million d’euros et préparer la transmission progressive à ses deux enfants.

Stratégie mise en œuvre

Création d’une holding SAS avec apport des titres de la société existante (report d’imposition de la plus-value). Montage LBO pour l’acquisition du concurrent avec effet de levier bancaire. Mise en place d’un pacte Dutreil pour optimiser la transmission future.

Résultats chiffrés

Indicateurs Avant structuration Après structuration
Capacité d’acquisition 500 000 € 1 500 000 €
Fiscalité sur dividendes 30% (flat tax) 1,25% (régime mère-fille)
Économie fiscale
annuelle
85 750 €
Valorisation groupe 3 M€ 4,8 M€
Abattement
transmission Dutreil
0% 75%

La structuration en holding a permis de tripler la capacité d’acquisition tout en optimisant la fiscalité des flux et en préparant une transmission optimisée.

QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES

Oui, il est parfaitement possible de créer une holding seul, en étant l’unique associé. On parle alors de SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) ou d’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) selon la forme juridique choisie. Cette configuration présente l’avantage de la simplicité décisionnelle et de la confidentialité totale. La holding unipersonnelle reste pertinente pour structurer un patrimoine professionnel, préparer une future association ou organiser la détention de plusieurs activités distinctes.

Les motivations pour créer une holding sont multiples et souvent complémentaires. L’optimisation fiscale représente souvent le premier levier avec le régime mère-fille permettant une quasi-exonération des dividendes remontés. La holding facilite également les opérations de croissance externe en permettant des montages LBO avec effet de levier bancaire. Elle devient un outil de protection du patrimoine en isolant les actifs stratégiques des risques opérationnels. Enfin, elle prépare et optimise la transmission de l’entreprise, notamment grâce au pacte Dutreil offrant un abattement de 75% sur les droits de succession.

Une holding est une société dont l’objet principal consiste à détenir et gérer des participations dans d’autres sociétés. Elle est qualifiée de pure (ou passive) lorsqu’elle se limite à la détention de titres, d’active lorsqu’elle rend des services de diverses natures à ses filiales et d’animatrice lorsqu’elle conduit la politique du groupe et contrôle ses filiales». Cette distinction a des implications fiscales importantes, notamment pour l’exonération d’ISF/IFI ou l’application du pacte Dutreil. Une holding c’est donc avant tout un outil de structuration patrimoniale permettant de dissocier la détention du capital de l’exploitation opérationnelle.

Le choix de la forme juridique de la holding dépend de nombreux paramètres : nombre d’associés, objectifs de contrôle, stratégie de rémunération et contraintes réglementaires. La SAS (société par actions simplifiée) offre la plus grande flexibilité statutaire et permet d’organiser finement la gouvernance et la répartition des pouvoirs. La SARL présente un cadre plus rigide mais rassurant, avec un formalisme allégé. La SA convient aux projets ambitieux nécessitant l’appel à l’épargne publique. Pour les professions libérales, la SPFPL (société de participations financières de professions libérales) constitue la seule option légale pour détenir des parts de sociétés d’exercice libéral.

La SPFPL représente l’équivalent de la holding pour les professions libérales réglementées (avocats, médecins, experts-comptables, architectes…). Elle permet de détenir des participations dans des sociétés d’exercice libéral (SEL) de la même profession. Plus de la moitié du capital et des droits de vote doit être détenue par des professionnels en exercice ou ayant exercé la profession. La SPFPL facilite le regroupement de cabinets, l’association progressive de collaborateurs et la transmission du cabinet libéral. Elle bénéficie du régime mère-fille pour les dividendes et peut opter pour l’intégration fiscale, offrant ainsi les mêmes avantages fiscaux qu’une holding classique.

La création d’une holding suit un processus structuré en plusieurs étapes. D’abord, l’audit patrimonial permet d’évaluer la pertinence du projet et de définir les objectifs. Ensuite, le choix de la structure juridique et la rédaction des statuts déterminent le cadre de fonctionnement. L’apport ou la cession des titres à la holding constitue l’étape centrale, avec ses implications fiscales (report ou sursis d’imposition). Les formalités d’immatriculation au RCS concrétisent la création. Enfin, la mise en place des conventions réglementées (management fees, compte courant d’associé) et l’optimisation des flux financiers permettent de faire vivre la structure. Comptez généralement 2 à 3 mois pour une création complète.

Créer une holding pour racheter une société implique généralement un montage LBO (Leveraged Buy-Out) combinant capitaux propres et dette bancaire. Les banques financent généralement 50 à 70% du prix d’acquisition, en prenant les titres de la cible en garantie. La capacité de remboursement s’appuie sur les dividendes remontés de la société cible. Le montage peut être optimisé par l’apport de garanties complémentaires (caution personnelle, nantissement d’autres actifs), la participation de co-investisseurs ou l’intervention de fonds d’investissement. Les intérêts d’emprunt sont déductibles fiscalement, créant un effet de levier fiscal supplémentaire. Un business plan solide démontrant la capacité de remboursement sur 5 à 7 ans reste indispensable.

Les coûts de création d’une holding comprennent les honoraires de conseil (avocat, expert-comptable, notaire) généralement entre 5 000 et 15 000 euros selon la complexité, les frais d’immatriculation et de publicité légale (environ 500 euros) et le capital social minimum selon la forme juridique choisie. Les coûts de gestion annuels incluent la comptabilité et l’établissement des comptes (2 000 à 5 000 euros), les frais de commissaire aux comptes si nécessaire (3 000 à 8 000 euros) et les obligations déclaratives fiscales. Ces coûts doivent être mis en perspective avec les économies fiscales générées, souvent supérieures à 50 000 euros par an pour une PME type.

Absolument, la holding peut détenir de l’immobilier, qu’il soit professionnel ou privé. L’immobilier professionnel (bureaux, locaux commerciaux, entrepôts) utilisé par les filiales génère des loyers déductibles pour les filiales et imposables dans la holding. Cette structuration permet de protéger l’immobilier des risques opérationnels et de faciliter sa transmission. L’immobilier privé peut également être détenu, mais attention aux conséquences fiscales : la holding devient alors mixte avec un impact potentiel sur le régime mère-fille et l’exonération d’IFI. Une SCI détenue par la holding constitue souvent une meilleure option pour l’immobilier privé.

La holding offre une grande flexibilité dans l’optimisation de la rémunération du dirigeant. L’arbitrage entre salaire et dividendes permet d’optimiser la charge fiscale et sociale globale. Les dividendes remontés à la holding sont quasi-exonérés (régime mère-fille), puis peuvent être versés au dirigeant selon ses besoins. La holding peut également mettre en place des mécanismes de retraite supplémentaire (article 83, PERCO), des régimes de prévoyance optimisés et des véhicules d’investissement défiscalisants. Le compte courant d’associé permet une rémunération complémentaire déductible. Cette stratégie peut générer une économie de charges sociales de 20 à 30% par rapport à une rémunération classique, tout en construisant un patrimoine privé substantiel.

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