NOUS SOMMES CGP

VOUS ÊTES PARTICULIER

VOUS ÊTES DIRIGEANT

Actualités
_

Les banques françaises à la recherche de rentabilité

24.03.2025 12:30 | Actualités, CGP, Patrimoine

Par rapport à leurs homologues européens et surtout américains, les établissements financiers français manquent encore de rentabilité.

Les banques françaises ont fortement rebondi en bourse depuis un an, de 30 à 70 %. Elles commencent à bénéficier de la remontée des taux intervenue depuis début 2022. Mais avec retard par rapport aux banques étrangères. En effet, en France, il faut du temps pour que les encours de crédits immobiliers à taux fixes se renouvellent, alors que, dans d’autres pays comme l’Italie ou l’Espagne, ils sont accordés à taux variables. De plus, les livrets réglementés procurent des ressources plus coûteuses. Autre spécificité française : la féroce concurrence des établissements mutualistes.

Les établissements bancaires entrent aussi, de plus en plus, en compétition avec les fonds de dette privée, comme l’américain Blackstone ou le français Tikehau, qui font appel à des investisseurs pour, ensuite, prêter directement aux entreprises. Ces acteurs non bancaires n’ont pas les mêmes contraintes de solvabilité que les banques, car ils n’ont pas à gérer la transformation risquée de ressources courtes en emplois longs.

Rapprochements en vue

Le secteur bancaire est aussi marqué par l’amorce d’opérations de consolidation dans la zone euro. C’est ainsi que l’italienne Unicredit tente de racheter sa compatriote Banco BPM, mais aussi l’allemande Commerzbank pour la fusionner avec HBV, sa filiale outre-Rhin. En Espagne, BBVA cherche à acquérir Banco Sabadell.

Mais les fusions transfrontalières se font attendre, par manque de synergies dans la banque de réseaux : les liquidités d’un pays ne peuvent financer des prêts dans un autre.

En revanche, les rapprochements des établissements se multiplient métier par métier, par exemple dans la gestion d’actifs, pour obtenir des économies d’échelle face à la pression sur les taux de commission. Ainsi, BNP Paribas va racheter Axa IM, et Generali et Natixis veulent créer une filiale commune à 50/50.

En bourse, les valorisations des établissements bancaires sont liées à la rentabilité des fonds propres tangibles et à son évolution prévisible. En 2024, elle était déjà de 13,8 % pour Crédit Agricole, mais de 10,9 % pour BNP Paribas et de 6,9 % pour Société Générale. Dans le même temps, l’espagnol Banco Santander atteignait 16,3 % et la première banque américaine, JP Morgan, pas moins de 22 %.

Mots clés : Bourse – Placement

Source : Les Echos Publishing 2025 – Crédit photo : Maremagnum